Tous les autoportraits, tous les mémoires ne sont que des impostures conscientes ou, plus tristement encore, inconscientes.

À lire aussi de Henri Laborit

C'est quand on l'a perdue que l'on comprend ce qu'est la liberté. C'est vrai. Mais il n'y a pas que des prisons avec des barreaux, il y en a de beaucoup plus subtiles dont il est difficile de s'échapper parce qu'on ne sait pas qu'on y est enfermé.
Il y a eu plus de crimes perpétrés au nom de l'amour qu'au nom de la haine, qui a pourtant plus mauvaise presse.
Tout homme qui, ne serait-ce que parfois le soir en s'endormant, a tenté de pénétrer l'obscurité de son inconscient, sait qu'il a vécu pour lui-même.
Je sais bien que certains prétendent que le stalinisme a été prévu. Mais, alors, pourquoi n'a-t-il pas été évité? Le danger de l'histoire, c'est de faire croire après coup à une causalité linéaire qui n'existe jamais.
Mais en vertu de quel principe biologique fondamental, le plus grand nombre serait-il préservé de l'erreur?
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Dans la même œuvre

L'anticipation n'est possible que grâce à la mémorisation.
Les dominants ont toujours utilisé l'imaginaire des dominés à leur profit.
Nous agissons toujours sous la pression de la nécessité, mais celle-ci sait bien se cacher. Elle se cache dans l'ombre de notre ignorance. Notre ignorance de l'inconscient qui nous guide, celle de nos pulsions et de notre apprentissage social.
Même en écarquillant les yeux, l'Homme ne voit rien. Il tâtonne en trébuchant sur le route obscure de la vie, dont il ne sait ni d'où elle vient, ni où elle va. Il est aussi angoissé qu'un enfant enfermé dans le noir.
Nous ne vivons que pour maintenir notre structure biologique, nous sommes programmés depuis l'oeuf fécondé pour cette seule fin, et toute structure vivante n'a pas d'autre raison d'être, que d'être.